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Le secteur aerien en pleine turbulence !

Actualité – Si le secteur du transport aérien mondial attendait une croissance de son nombre de passagers de 4,3% sur l’année 2020, la conjoncture économique mondiale en a décidé autrement. Quelques semaines après l’apparition des premiers cas du désormais très célèbre coronavirus, l’économie est en berne et l’aviation mondiale fait la grimace.



UN MANQUE À GAGNER DE 113 MILLIARDS DE DOLLARS…


Selon l’Association internationale du transport aérien (Iata), l’épidémie du Coronavirus pourrait engendrer un manque à gagner de 113 milliards de dollars pour les compagnies aériennes en 2020. En cause, la chute des réservations à destination de l’Asie, la suspension des vols domestiques par le gouvernement chinois, l’arrêt des lignes et des correspondances en Chine par la majorité des compagnies aériennes mondiales.


Quoi qu’il en soit, le marché du transport aérien de passagers devrait connaître son premier repli depuis 2003 (nb. Moins 4,7% de passagers en 2020). Dans la mesure où les autorités ne parviendraient pas à contenir la propagation du virus, Iata estime que l’activité aérienne chuterait de 19%, soit plus que lors de la dernière crise économique mondiale.


Le coronavirus n’a pas fini de faire parler de lui et conduit à une vaste restructuration du paysage aérien traditionnel. Lufthansa, premier transporteur européen, a pris la décision d’immobiliser plus de 150 appareils, soit 20% de sa flotte. D’autres compagnies pourraient être contraintes de suivre. En revanche, si le groupe allemand possède une solide trésorerie pour traverser la tempête, bon nombre de compagnies sont plus que jamais menacées. La première a en avoir fait les frais est Flybe, la compagnie anglaise de transport low-cost depuis 1979, qui a immédiatement dû cesser son activité. Ses concurrents se sont immédiatement positionnés pour récupérer l’exploitation de ses lignes. À ce petit jeu, les compagnies traditionnelles risquent d’avoir la vie dure et vont être amenées à repenser dans un laps de temps très court leur stratégie.


…QUI SE RÉPERCUTE SUR L’ÉCONOMIE GLOBALE


Avec une peur qui se propage plus rapidement que le virus, ce sont des marchés entiers qui sont affectés. Selon un rapport de Air Transport Action Group, le transport aérien ne représente pas moins de 3,6% du PIB mondial (nb. Équivalent au PIB de l’Argentine). Avec l’interconnexion des économies actuelles, si le transport aérien est touché négativement, c’est la totalité de l’économie mondiale qui en pâtit.


Dans les prévisions les plus cataclysmiques, ce ne sont autres que 12 millions d’emplois à travers le monde qui sont menacés et un manque à gagner de 1 200 milliards de dollars de PIB qui peut être ressenti. Les pays les plus cloisonnés pourraient rapidement manquer de ressources et les populations locales souffrir d’un manque de fréquentation touristique. Plus de 68% des réservations à destination de l’Asie du Sud-Est ont ainsi été annulées fin février.


En écho aux prévisions de Iata, Lufthansa et Air France – KLM ont déjà annoncé des mesures d’austérité en février dernier. Après avoir prévenu qu’ils suspendaient leurs lignes à destination de la Chine jusqu’à nouvel ordre, les deux mastodontes du transport aérien de passagers ont publié des rapports alarmants. Le directeur financier du groupe franco-néerlandais a évoqué des pertes pouvant aller de 150 à 200 millions d’euros. En attendant des améliorations, Steven Zaat parle d’un « gel des embauches pour tous les services qui ne sont pas directement liés aux opérations » et invite ses employés à prendre des congés sans solde. En parallèle, Air France – KLM reportera ses dépenses sur les secteurs administratifs et réduira donc ses dépenses sur des campagnes promotionnelles.


AIR FRANCE OU LA JOYEAU FRANÇAIS


La compagnie aérienne française, véritable fierté du fleuron national, a traversé plusieurs périodes compliquées avant de s’affirmer comme l’une des principales compagnies européennes. En transportant 101 millions de personnes en 2019 et en affichant un résultat net très clairement au-dessus de ses dernières performances, Air France avait tous les voyants au vert pour l’année 2020.


Ce n’était pas sans compter sur un nouveau retournement de la conjoncture économique. La propagation du coronavirus menace une partie des 350 000 emplois directs ou indirects générés par Air France. La baisse d’activité de l’entreprise française pourrait avoir de terribles conséquences sur l’économie nationale. Dans un rapport de Air France Consulting de 2019, on apprend que 21% des achats du groupe sont réalisés auprès de PME françaises, que 2,16 milliards d’euros sont injectés directement dans l’économie par le groupe et qu’un emploi direct chez Air France génère 4 emplois indirects sur le sol français. En cas de coupures budgétaires, les marchés adjacents en pâtiront.


La propagation du coronavirus réduira, proportionnellement à la chute d’activité d’Air France – KLM, les recettes des industries qui collaborent intimement avec le groupe (nb. Chute des réservations hôtelières, réduction des commandes d’avions Airbus, arrêt de certaines activités de service). Les variations du prix du pétrole, les mouvements sociaux, le renforcement de la conscience écologique et des législations qui s’ajoutent désormais à l’épidémie du coronavirus sont autant de défis que la nouvelle direction d’Air France va devoir relever. En résumé, lorsqu’Air France souffre, c’est tout un pays qui retient son souffle.


À très bientôt,

La Petite Agence

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